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Talon d'Achille du pathogène du paludisme découvert

Talon d'Achille du pathogène du paludisme découvert

Des chercheurs ont découvert un talon d'Achille du pathogène du paludisme

À l'aide d'un supercalculateur, des chercheurs suisses ont trouvé un talon d'Achille du pathogène du paludisme. Cela a permis aux scientifiques d'identifier un nouveau type d'ingrédient actif qui peut détruire le pathogène, mais en même temps protéger les globules rouges des humains.

Le talon d'Achille de l'agent pathogène du paludisme Chaque année, environ 300 millions de personnes contractent le paludisme et environ un demi-million d'enfants en meurent chaque année. Les résultats d'études réalisées par des scientifiques américains mettant en garde contre la propagation du paludisme due au réchauffement climatique n'ont été publiés que récemment. Il est donc d’autant plus gratifiant que les rapports traitent des progrès de la recherche sur les maladies tropicales dangereuses. Avec l'aide d'un superordinateur, des chercheurs genevois et bâlois ont découvert un talon d'Achille du pathogène du paludisme. Cela a permis aux scientifiques d'identifier un nouveau type d'ingrédient actif qui peut détruire le pathogène, mais en même temps protéger les globules rouges humains.

Agent pathogène de la forme la plus dangereuse de paludisme Comme l'a annoncé mardi l'Université de Genève, l'agent pathogène de la forme la plus dangereuse de paludisme, Plasmodium falciparum, peut développer très rapidement une résistance aux médicaments. L'équipe dirigée par Didier Picard de l'Université de Genève s'est donc lancée sur une protéine qui aide le pathogène. La soi-disant Heat Shock Protein 90 (HSP90) protège les cellules du stress et se produit dans tous les organismes, y compris les humains. HSP90 protège Plasmodium des attaques de fièvre que l'agent pathogène déclenche lui-même et l'aide à mûrir dans les globules rouges humains. L'étudiant au doctorat Tai Wang a utilisé un supercalculateur pour examiner la structure tridimensionnelle du HSP90 à la recherche de points d'attaque possibles pour les substances actives. Comme les chercheurs le rapportent maintenant dans le "Journal of Medicinal Chemistry", il a en fait trouvé un point d'ancrage pour les inhibiteurs qui ne sont pas disponibles dans l'homologue humain des protéines.

Base de données avec un million de substances chimiques Le doctorant a ensuite demandé à l'ordinateur de rechercher une base de données virtuelle contenant plus d'un million de substances chimiques pour trouver celles qui pourraient occuper ce poste et a trouvé cinq candidats. Les scientifiques les ont testés dans un tube à essai et ont découvert qu'ils sont toxiques pour Plasmodium, mais pas pour les globules rouges. Comme l'écrit l'Université de Genève dans une communication, les chercheurs souhaitent désormais développer davantage ces 7-azaindoles afin qu'ils puissent être utilisés pour des tests cliniques. Des collègues de l'Ecole de Pharmacie Genève-Lausanne et de l'Institut Tropical Suisse de Santé Publique de Bâle ont également participé aux travaux. (sb)

Image: bagal / pixelio.de

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